lundi 2 août 2010
C'est l'éblouissement en fin de parcours, les volutes de fumées sur le siège arrière. Elle se glisse entre les banquettes, altère le mouvement du train, tout le monde arrive, elle s'en va. Elle a laissé les bagages à l'aéroport, les tickets sur les quais. Elle organise l'échec de son propre départ. Avec l'abandon parfait de ceux qui ne sont plus sûrs de rien, se faufiler, se faire imperméable aux cris des enfants sages. Elle s'appuie sur le rebord pour regarder l'espace vide qui la sépare du premier objet, loin. Elle est rousse, brune, blonde, verte, violette, elle est merci beaucoup je n'avais pas vu la note, non posez ça là, oui bien sûr dans deux minutes.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire