samedi 17 juillet 2010

L'éTé EN ARRIèRE

Je suis une fenêtre ouverte sur l'intérieur de moi, je dis je tout le temps, c'est ma manière à moi de me frapper, les jeunes filles elles se griffent, elles s'époumonent, elles contractent des maladies aux noms magnifiques, moi je fais de la grammaire, comme les enfants, je suis un enfant traduction : tu as des bras trop grands, pas de beaucoup, vraiment pas de beaucoup, juste un peu trop grand, plus s'aurait pu être un avantage, là c'est juste disproportionné, je te vois tu sais? dans une cours, une cours de récréation, et tu es là tu ne bouges pas, tu ne sais pas forcément quoi faire, au sol il y a un immense échiquier, un échiquier c'est ridicule car tu dois avoir 8 ans, mais déjà tu vois : tes bras, ils oscillent, ils tournoient, ils font des mouvements de comédiens mais toi comédien bof, toi comédien moyen. Je te vois très bien, peut être oh non c'est sûr je t'aime bien. Avec ton pic nic. Tes airs foutu.


Je range dans ma poche les restes d'hier. C'est inscrit dans mon quotidien que le soir ne se ressemble pas vraiment. Je regarde des gens, des simulations de mouvements, de variations sur le terme extérieur, Si je regarde de près ce sont plus que des points, plus c'est près plus c'est loin. J'attends que le ciel s'allume, CLAPJESUISLECIELJEMALLUME. Je sais qu'au bout des minutes il y a des heures de mon corps, des heures de mon corps minute.





Je suis ici car je coupe, je suis une découpe, croquis, croquis, croquis de moi même, et parfois c'est là que tout s'arrête.

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